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Importations de véhicules neufs : Vers une autre année blanche ?

C’est une autre année blanche qui se profile à l’horizon 2021. Le récent changement effectué à la tête du ministère de l’Industrie risque de retarder encore davantage l’achèvement des procédures de délivrance des agréments définitifs aux nouveaux concessionnaires automobiles.
Le ministre fraîchement installé se donnera, sans aucun doute, le temps nécessaire pour faire le point sur un dossier complexe qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, avant de signer les fameux sésames attendus par tous.
 Il s’attellera également à préparer sa feuille de route et affiner son plan d’action en vue d’apaiser les tensions et de conférer plus de transparence à la gestion de ce sous-secteur du département de l’industrie.
Il devra surtout dépassionner les faux débats autour de ce sujet qui s’est vu propulsé en haut des priorités de ce ministère. C’est dire que le canevas établi par l’ancien responsable et prévoyant notamment l’attribution des premiers agréments définitifs en cours du mois de février écoulé ne sera pas respecté. 
D’autant que les missions de contrôle et de vérification sur le terrain des données fournies par les candidats à l’activité de vente des véhicules neufs et de la conformité de leurs infrastructures avec les exigences du cahier des charges y afférent viennent juste d’être entamées par les membres du comité technique. 
Une opération qui nécessite une mobilisation des équipes sur plusieurs jours et des déplacements dans différentes régions du pays. Un retard qui ne manquera pas de reporter aux calendes grecques  la reprise tant attendue des importations de véhicules neufs. 
Et un dénouement aussi rapproché soit-il ne saurait désormais permettre le débarquement des premiers exemplaires de voitures avant la fin de l’année en cours. Car le long processus auquel sera soumis le concessionnaire pour réaliser ses opérations commerciales durera entre 6 et 9 mois, depuis les premières autorisations techniques, les domiciliations bancaires, l’importation des modèles pour homologation, la finalisation de la commande globale, la mise en production, le transport depuis les sites les plus éloignés en Chine, en Corée ou au Japon et enfin les procédures de dédouanement sur les ports algériens. Il va sans dire que pour les marques européennes, les délais peuvent être réduits, mais, selon des indiscrétions, celles-ci ne figureraient pas sur les premières listes des candidats ayant déposé des dossiers auprès du ministère de l’Industrie. 
La raison principale reste l’exclusion des filiales et autres opérateurs étrangers par les dispositions du nouveau cahier des charges. Même s’il est établi, ici et là, que des contacts seraient en cours entre les marques françaises et leurs partenaires locaux pour assurer la pérennité de leur gamme en Algérie et préserver leurs parts de marché.
En tout état de cause, la reprise des importations des véhicules neufs n’est pas pour demain. Le spectre de l’année blanche est on ne peut plus présent. Et il est d’ores et déjà attendu que le pays ferait de nouveau l’économie de 2 ou 3 milliards de dollars à la fin de l’exercice en cours.

B.Bellil

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